Le diagnostic étiquette (Votre enfant, au-delà de sa différence)
Le diagnostic qui a été posé pour votre enfant vous permet de donner un nom à une maladie, à une déficience. C’est une étape qui peut être douloureuse et difficile, mais qui va vous donner des repères et ouvrir la voie à des perspectives nouvelles. Grâce à l’établissement d’un diagnostic, votre enfant et vous pourrez être actifs face au handicap et les professionnels pourront chercher les traitements et les accompagnements adaptés.
Cependant, le diagnostic réduit souvent l’enfant à sa déficience et à ses handicaps. Il peut devenir une « étiquette » dans et hors de l’hôpital, jusque dans le regard de ses proches. L’enfant n’est, alors, plus que ‘l’autiste’, ‘le trisomique’, ‘l’aveugle’ etc. . Et ses autres facultés passeraient presque inaperçues.
Porter un « autre » regard sur votre enfant, au delà de son handicap, vous permettra de découvrir sa personnalité et ses potentiels, et cela l’aidera à être « quelqu’un ».
Anonyme :
« Le pédiatre, tout en nous révélant le handicap, a su accepter ma colère, mon rejet. Il est resté auprès de nous, s’est adressé à l’enfant par son prénom, l’a pris dans ses bras. Puis il est revenu et nous a montré ce que notre bébé était capable de faire » 187
Anonyme :
Tant que nous avons vécu notre fille comme amputée de l’intelligence, comme la victime d’une monstrueuse injustice, non seulement nous ne l’avons pas reconnue dans sa vérité à elle, mais nous l’avons empêchée de se reconnaître elle-même à la façon qui lui est propre, d’épanouir toutes les possibilités que porte en elle une personne handicapée. 9
Anonyme :
Une maman pleure dans notre bureau parce qu’elle sait que son fils perd la marche et sera bientôt en fauteuil roulant. Alors que son fils dessine sur une petite table à côté, elle dit : « Il ne sait pas que, bientôt, il ne marchera plus ». L’enfant est devenu transparent pour elle, comme si tout en étant présent dans la pièce, il devenait absent. Thomas, lui, sans lever les yeux de son dessin et en ayant l’air très concentré sur sa création, dessine une famille où tous les membres sont assis sur des chaises. C’est le moment fort de l’entretien, car en nous adressant à Thomas, nous lui signifions que nous avons entendu et surtout que nous avons vu que lui aussi avait entendu ce qui avait été dit, son dessin en témoigne. 104
Anonyme :
On ne pourrait de toute façon pas nous raconter tout ce qui va se passer, les médecins eux-mêmes ne savent pas prévoir parce que chaque enfant est tout à fait différent. 35
Claire :
Le handicap de mon fils m’ouvre un horizon tout à fait inconnu de la différence, de plein de choses, de voir la vie autrement. Sans la vue, il y a tout le côté musique, rythme et toutes les subtilités qu’on n’a pas avec la vue qui prend toujours le dessus sur tous les autres sens. Et puis un degré d’ouverture globale, pas rien que par rapport à cela. Déjà je trouve que cela te fait mettre les petits soucis ridicules, mais finalement c’est rien du tout, c’est que des bêtises par rapport aux choses importantes de la vie, et cela, je trouve que c’est pas mal. Je crois qu’il y a pas mal de gens qui vivent des difficultés de ce type avec un enfant handicapé qui disent cela : finalement on ne va pas s’embêter avec des petits soucis qui n’en valent pas la peine. 80
Ldidou :
Si j’écris ici mon témoignage, c’est pour dire à toutes les mères qui ont, ou auront un enfant trisomique, que vous tomberez sous le charme de la « trisomania », et surtout de ne jamais écoutez les médecins qui vous diront toujours le pire sur leur enfant (moi ont m’avait dit « il tètera difficilement », il a toujours mangé très bien, « il sera mou » il a toujours été très tonique, etc.) Mon garçon est le plus câlin de tout les enfants que je connais, et je dis que toutes les personnes qui n’ont pas un enfant trisomique, passe vraiment à côté de quelque chose. 97
Francis Dhumes :
Nous avons adopté inconsciemment une attitude positive. Nous avons arrêté de comparer les progrès d’Arthur par rapport à ses frères. En procédant ainsi, nous pensons valoriser Arthur pour les efforts qu’il fait pour se dépasser lui-même. C’est naturellement très important pour nous, mais cela le sera aussi plus tard pour lui, lorsqu’il sera en mesure de comprendre ce qui lui arrive. 105



- Livret Frère ou Soeur :



