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Croyance

L’annonce du diagnostic de déficience est « un mauvais moment à passer ».

Vécu :
Il n’y a pas une annonce mais une succession d’annonces, tout au long de l’accompagnement et de l’évolution du patient. Elle concerne donc tous les professionnels en relation avec la personne et sa famille. Ainsi, l’annonce se verra réactivée à chaque étape, à chaque obstacle ou handicap de la vie, ou à chaque limite de développement atteinte.

Croyance

Il n’existe pas de « bonnes » façons d’annoncer une « mauvaise » nouvelle.

Vécu :
Si l’annonce de déficience et de handicap est toujours un moment révoltant, la manière dont elle est formulée ainsi que les mots jouent un rôle important pour la personne et sa famille. La mise en forme autant que le contenu des informations délivrées peuvent orienter les premières réactions mais aussi avoir un impact par la suite sur la mise en place de l’investissement parental et le vécu de la personne en situation de handicap.

Croyance

Lors de l’annonce, le patient ou les parents ne veulent pas entendre la réalité du diagnostic.

Vécu :
Les émotions peuvent être tellement fortes, lors de la première annonce, que la personne et sa famille la reçoivent comme un coup de massue. Elles n’entendent qu’une petite partie de ce qui est dit. On parle alors d’une « sidération » qui tétanise l’esprit, tant les réflexions et les questions se bousculent dans leur tête au point que ces personnes ne peuvent appréhender toutes les informations ou la manière dont elles sont données. Ce choc n’est pas un déni.

Croyance

Il ne faut pas dire toute la réalité du diagnostic en une fois.

Vécu :
L’annonce permet de mettre un terme à une période d’incertitude, aux suppositions et interprétations erronées. L’information peut être donnée progressivement sans comporter pour autant de d’occultation. Elle peut être adaptée en fonction des besoins et des questions du patient et de sa famille. Enfin, le choix du moment de l’annonce sera estimé selon l’urgence et la combinaison de toutes les conditions optimales.

Croyance

Certains types de déficiences, certains handicaps sont suffisamment connus pour permettre d’envisager ce que sera la vie future du patient.

Vécu :
Comme pour chacun d’entre nous, il est impossible de prévoir le futur d’une personne ayant une déficience. Il est essentiel de distinguer le diagnostic du pronostic. Il y a autant de variabilités qu’il y a de personnes- quels que soient les déficiences, les handicaps ou les capacités du patient. Chacun, de même que chaque famille, évoluera selon ses caractéristiques propres. Aider à ouvrir la porte aux projets et aux futurs possibles, lors de l’annonce et tout au long de l’accompagnement, permettra à la personne de s’épanouir au mieux.